1945 – 1962

Sortir du bois

La Vénerie

Naissance à Signy-l’Abbaye le 1er février 1945, par temps de verglas et de neige. Les routes étant coupées, c’est la coiffeuse du village qui fait office de sage-femme auprès de sa mère. Son père est instituteur, son grand-père paternel chaudronnier sur cuivre, son grand-père maternel cheminot.

Jean et André Velter, sur une route de campagne, septembre 1947

Enfance et adolescence de semi-nomade, avec quartiers d’automne et d’hiver au village, quartiers de printemps et d’été en lisière d’un immense massif forestier de plus de 4500 hectares qui sera son terrain de jeu privilégié, à partir de La Vénerie, un ancien pavillon de chasse à courre transformé en école de plein air et en colonie de vacances.

Études primaires à la Communale de Signy-l’Abbaye (avec Monsieur Grégoire, grand blessé de guerre, qui lui apprend à lire et à écrire, et qui devient pour lui un exemple absolu).

Classe de Monsieur Grégoire, cours élémentaire, 1951

LA COMMUNALE.

À Monsieur Grégoire

Je suis né dans l’une des écoles
que la République a bâties avec des briques
dans les années mille-huit-cent-quatre-vingts.
La mienne est de quatre-vingt-un :
c’est inscrit au fronton. Mon père,
qui n’a jamais cessé d’être laïc
et obligatoire, était une sorte
d’artisan de la pensée
dépositaire de la mémoire des choses
et des mots qui nomment aussi bien
le rouge-gorge que la cuscute-petit-pré,
la gradine du tailleur de pierre
que le rogne-pied du maréchal-ferrant.
L’instit qui m’a appris à écrire et à lire
avait laissé ses deux mains à la guerre.
Une longue craie au bout de ses doigts de fer
il traçait d’impeccables lettres blanches
sur le noir du tableau. Celui-là m’a transmis
plus que la maîtrise des sons ou des signes :
l’énergie secrète qui fait vivre debout.

in S’il fut un premier jour, La passe du vent 2005

Le Catalogue des choses révélées

À partir de 1950, chaque année pendant les vacances de Pâques, découverte détaillée avec ses parents d’une province française (Pays Basque, Bourgogne, Provence, Massif central, Bretagne, etc…), son père, curieux de tout se révélant un guide exceptionnel. “Se promener avec lui c’était parcourir à livre ouvert un véritable catalogus rerum : le catalogue des choses révélées.

Biarritz 1950

Adolescence gouvernée par trois passions : le foot, la lecture et l’écriture.
Début des études secondaires au Collège de Signy (avec Monsieur Minot comme professeur de français).

Je ne vous ai jamais oublié et je sais ce que je vous dois : un accès décisif à la poésie en tant qu’éblouissement mental et musical, en tant que choix de vie irrémédiable « dans la lumière et dans la force » pour reprendre les mots de Rimbaud.
Du jour où vous nous avez donné à lire Les Hiboux de Baudelaire, j’ai perçu, entendu et vu, comme par aimantation, ce qu’allait être ma destinée.
Aussi, quel plaisir que par un jeu d’échos venu des Ardennes, grâce à mon ami Yanny Hureaux, il m’est désormais possible de vous dire toute ma gratitude émue et, si vous le permettez, toute mon affection.
Je pense souvent à ces instants mystérieux de l’existence où d’un mot, d’un regard, d’une mélodie, tout bascule. Avec vous les mots étaient des êtres vivants. Je n’avais pas alors connaissance de la phrase célèbre de Hugo à ce propos, mais par votre entremise les syllabes, les sonorités, les rythmes m’étaient déjà passés dans le sang.
Je suis pour une bonne part ce que vous m’avez appris, transmis, suggéré. Je ne vous remercierez jamais assez d’une si belle et généreuse mise en mouvement.

Lettre à Monsieur Minot, Bonnieux 9 juin 2017

Poursuite des études secondaires au Lycée Chanzy de Charleville. Ne supportant pas la promiscuité de l’internat, il est accueilli pendant deux ans à Mohon chez sa grand-mère paternelle, Marie, femme austère, au caractère rugueux, avec qui il s’entend à merveille.

Hypokhâgne au Lycée Jean Jaurès de Reims (avec une incomparable professeure de philosophie, rousse et nietzschéenne : Nicole Ponomareff).

À partir de 1959, voyages hors de France : Calabre-Sicile, Grèce, Suède, Israël, Yougoslavie, Espagne, Tchécoslovaquie.

Premier passeport, 1954

1963 – 1971

Quartier latin

Arrivée à Paris en octobre 1963.

Le 1 rue Gracieuse a été ma première adresse à Paris. Ce n’était pas un hasard, mais un choix obstiné, tant je voulais vivre entre Mouffetard et Sorbonne, entre les cabarets d’alors place de la Contrescarpe ou rue Descartes, et l’amphi Turgot dans lequel Vladimir Jankélévitch psalmodiait ses cours plus qu’il ne les lisait. Passer ainsi de Boby Lapointe sur la scène étroite du Cheval d’or à un philosophe qui vocalisait Platon en grec puis en français derrière un pupitre couvert de poussière de craie, m’offrait des journées épatantes, l’esprit aussi fringuant pour participer au Banquet que pour jouir d’Avanie et framboise.

Dans le métro, 1963 ©B.P. Treuffet

Avec Serge

Rencontre Serge Sautreau en novembre. Début d’une écriture commune au printemps 1964, qui aboutira à une première publication dans Les Temps modernes en janvier 1965.

Les Temps Modernes

Participe la même année à des réunions régulières organisées par cette revue rue Schœlcher, chez Simone de Beauvoir, où se retrouvent notamment Georges Pérec, Marcel Bénabou, Annie Lebrun, Sylvie Lebon, Régis Debray, Nikos Poulantzas, Jean-Paul Dollé, Serge Sautreau.

J’ai rencontré Serge en 1963, j’avais dix-huit ans. Un après-midi, du côté de l’hippodrome de Vincennes, nous avons improvisé ensemble, sur la nappe en papier d’une table de café, un poème. Et ce poème nous est aussitôt apparu, à l’un et à l’autre, plus intense et plus surprenant que ce que nous avions séparément composé jusque là.
Il n’y a pas eu de décision à prendre, le poème nous a fait savoir que la décision était déjà prise : pour nous la poésie imposait alors l’échange des paroles et le partage des découvertes. Très vite, à Paris puis à Charleville, nous avons écrit ce qui allait devenir notre premier livre : Aisha. Écrit n’est d’ailleurs pas le mot juste, il faudrait dire transcrit à voix haute. Chaque texte ébauché était jeté dans une chambre d’échos avant de trouver son timbre définitif. Chaque sonorité s’adjoignait une résonance, chaque intuition une audace plus vaste, chaque idée une succession de dérives.
Il y a dans Aisha une frénésie, une jubilation, un fort sentiment de révolte et beaucoup d’émerveillement brut. Je pense toujours à ce printemps et à cette fin d’été 64 comme à un suspens ébloui, une chance rageuse et fière de ses élans, un état de grâce qui ne se souciait guère de la grâce et avait fait de la plus extrême vitesse mentale son état d’insomnie naturelle. Depuis, je n’évoque jamais à la légère les prodiges de l’amitié.

in De départ en départ, Centre Joë Bousquet, 2008

Première lecture publique le 17 mai 1965 au Centre Américain du Boulevard Raspail, avec Serge Sautreau, pour le Festival de la Libre Expression. Rencontre Allen Ginsberg.

Grâce au soutien de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir et Bernard Pingaud, Aisha est édité chez Gallimard, en 1966, avec une préface d’Alain Jouffroy.

Aisha

Études supérieures chaotiques à la Sorbonne, en philosophie, puis en histoire moderne. Devient libraire à La Joie de Lire (Maspero) de 1967 à 1971. 

Il y fait la connaissance de Marie-José Lamothe. À dater du 6 décembre 1970, ils vivent et voyagent ensemble.

Marie-José, Autriche 1971 © André Velter

En 1971, publication chez Fata Morgana d’un deuxième recueil avec Serge Sautreau, Du prisme noir au livre tourné court, illustré par Paul Rebeyrolle, dont la rencontre a été suscitée par Jean-Paul Sartre.

Avec Paul Rebeyrolle, dans son atelier de Courteron – © Marie-José Lamothe

Rencontre un soir à La Joie de Lire de Bernard Noël, qui devient séance tenante un indéfectible compagnon.

1972 – 1975

Passer outre

Les couleurs possibles, Vladimir Velickovic

1972, publie des poèmes, seul ou avec Serge Sautreau, dans Les Lettres françaises. Rencontre Aragon.
Participe avec Jean-Christophe Bailly, Yves Buin et Serge Sautreau à l’anti-manifeste intitulé : De la déception pure, manifeste froid (10/18).

De La Déception Pure, Manifeste Froid
Tableau de Gérard Fromanger
représentant Alain Jouffroy, Jean-Christophe Bailly, André Velter, Serge Sautreau et Yves Buin pris sur le vif gare de Lyon en décembre 1973 (huile sur toile 100x100cm)

Préface Seigneurs et nouvelles créatures de Jim Morrison (Bourgois).

UNE MÉMOIRE DÉSESPÉRÉE

Echappés au mythe-masque, au mic-mac de la pub pop, Seigneurs et Nouvelles Créatures sortent pour la seule vie de nuit : feu de fougères avant les néons, avant le sursis des grimaces bleues.
« Quand le livre fut publié et que les premiers exemplaires arrivèrent par la poste à L. A., j’ai trouvé Jim dans sa chambre, en train de pleurer. ll était assis là, le livre entre les mains, et il disait : « Ceci est la première fois que je ne me suis pas fait baiser. » Il a répété ça une ou deux fois, et je crois qu’il trouvait que c’était la première fois qu’il s’en tirait en restant simplement lui-même *. »
La gloire a transformé son jeu en un destin de dupes; aussi poursuivons-nous le silence qui nous sépare, choisissant de traduire ses textes au bénéfice du sens. Faut-il parler de poèmes? de notes? plutôt d’éphémérides, qui sont des tables astronomiques donnant pour chaque jour la position d’une comète.
Un être ouvert à ne plus pouvoir départager le baiser de la plaie, passe en catastrophe comme un ange fracturé. La beauté le disloque dans son toboggan de solitude. Silhouette des extrêmes qui danse férocement sur la peur, qui titube dans sa forêt perdue avec des cris troués de taches solaires, il n’en reviendra pas d’avoir tué son ombre.
Les papillons de Los Angeles se brisent au rythme des clignotants de détresse. Nous traversons les villes au couteau. Un charnier d’illusions sécrète une parure de forçat. L’homme de tous les possibles dérive dans la lumière. L’image se détruit jusqu’à la pourriture des miroirs. On ne sait plus qui se détache de la nuit.

* McClure cité par Hervé Muller : Jim Morrison au-delà des Doors.

Dirige avec Serge Sautreau La Collection froide chez Seghers, puis chez Christian Bourgois.
Rencontre Henri Michaux.

Publie irrémédiable L’, dans la collection Change aux éditions Seghers/Laffont, avec une préface de Bernard Noël et des dessins de Ramon Ajeandro ; et Squelette-braise chez Seghers.

Rencontre déterminante avec Vladimir Velickovic qui inaugure un compagnonage particulièrement créatif et fraternel (plus de quinze publications communes).

À partir de 1975, nombreuses réalisations de livres d’artistes avec Abidine, Ramon Alejandro, Babou, Alain Bar, Lise-Marie Brochen, Dado, Bertrand Dorny, Alexandre Galperine, Marc Gérenton, Francis Herth, Himat, Ji Dahai, Marie-Dominique Kessler, Bernard Moninot, Jacques Monory, Antonio Saura, Antonio Segui, Vladimir Velickovic, Youl, Zao Wou-Ki, et surtout Ernest Pignon-Ernest.

Avec Zao Wou-Ki © Marie-José Lamothe

Antonio Saura © Marie-José Lamothe

1976 – 1978

Zénith Afghanistan

1976, publications avec Marie-José Lamothe et des photos de Jean Marquis : Le livre de l’outil, puis : Les outils du corps.
Rencontre et début d’une correspondance avec René Char dont une citation était en exergue du Livre de l’outil.

Avec Marie-José Lamothe, chez Monsieur Camurat Luthier, Paris 1976

Longs séjours en Afghanistan, voyage Paris-Kaboul en 1977 avec Stéphane Thiollier, premières marches d’altitude au Nouristan (avec Jean-Christophe Victor, Muriel Boccara, Emmanuel Delloye, Stéphane Thiollier et Marie-José Lamothe), au Badarshan (avec Emmanuel Delloye, Stéphane Thiollier et Marie-José Lamothe), dans les déserts du Nord entre Mazar-e-Sharif et Hérat (avec Jean-Christophe Victor, Catherine Chattard, Stéphane Thiollier et Marie-José Lamothe).

Le pays où Alexandre a remonté sa cavalerie

Avec Marie-José Lamothe, Nouristan été 1976 ©Emmanuel Delloye

Avec Jean-Christophe Victor, lac de Narlou,
Afghanistan juillet 1976 ©Marie-José Lamothe

Nouristan 1976 © Marie-José Lamothe

Stéphane Thiollier, Marie-José Lamothe, Emmanuel Delloye au Badarshan 1977
© André Velter

Vers Maïmana, Afghanistan, août 1977 © Marie-José Lamothe

Rencontre Sayd Bahodine Majrouh. Voyage à Balkh, Mazar-e-Sharif, Tashkôrgan avec Marie-José Lamothe, Anaïs Delmas et Serge Sautreau.
Écrit, dans la maison d’Isabelle et Emmanuel Delloye à Kaboul, Dari-î-Nûr, avec Serge Sautreau.

Portrait Majrouh

Dessin de Sayd Bahodine Majrouh par Bérénice Cleeve
Le Monde des livres, 24 février 1989

Publie Les bazars de Kaboul, écrit en compagnie d’Emmanuel Delloye, avec des photos de Marie-José Lamothe.
Rencontre Sarah Dars et Jacques Dars qui, suivant l’exemple des brigands du grand roman chinois Au bord de l’eau, deviennent ses sœur et frère jurés.

Retour à Mancelles

Avec Marie-José Lamothe, à Mancelles en Normandie 1978
© Jean-Christophe Victor

La Poupée du vent, Christian Bourgois éditeur, 1977

1979 – 1984

Himalaya Himalaya

Avec Marie-José Lamothe, Lamayuru Ladakh, 1980 © Edmond Maro

L’altitude dans le sang

Marie-José Lamothe, Zanskar 1980 © André Velter

Séjours de quatre à huit mois par an dans l’Himalaya et en Inde, principalement au Ladakh, mais aussi au Sikkim, Népal, Lahul, Spiti, avec de nombreuses marches d’altitude et les pèlerinages aux trois sources du Gange (Gomukh-Gangotri, Kedarnath, Badrinath).
Rencontre Thuktsé Rimpoché.

Thuktsé Rimpoché, 1980

Publication de Peuples du Toit du Monde (photos de Marie-José Lamothe). Fonde avec quelques amis, dont Gabor Szikla, la Nouvelle Revue Tibétaine.
Après un hiver passé au Ladakh en 1982, série d’émissions sur France Culture consacrées aux sorties d’oracles dans les monastères de la vallée de l’Indus, avec Claude Hudelot les 11,12, 13 et 14 octobre 1982.

Cérémonie d’intronisation de Druckchen Rimpoché,
en présence de Thuktsé Rimpoché, monastère de Hémis, Ladakh, 1980

Trois livres témoignent de son accord avec les déserts, l’altitude et les hommes de la Haute-Asie : L’archer s’éveille, Une fresque peinte sur le vide, Ce qui murmure de loin (Fata Morgana).

Avec Jamyang Khentsé Rimpoché, Monastère Royal de Gangtok, Sikkim 1980
© Marie-José Lamothe

Monastère de Phuktal au Zanskar, 1981 © Marie-José Lamothe

Premières chroniques littéraires publiées dans Le Monde des Livres.

Anime avec Bernard Noël, Jean-Louis Clavé et Serge Sautreau la revue Nulle Part.

Avec Bernard Noël au 11 rue Rameau, 1983 © Marie-José Lamothe

1985 – 1989

Chambre d'échos

Premières émissions de radio sur France Culture, puis collaboration régulière à la demande de Claude Mettra, Alain Trutat et Jean-Marie Borzeix.
Rencontre Adonis.
Traduit avec Sayd Bahodine Majrouh les Landays (poèmes anonymes des femmes pashtounes) publiés sous le titre Le suicide et le chant, d’abord aux Cahiers des Brisants, puis repris en Connaissance de l’Orient chez Gallimard.

Voyages à voix haute

Chemin de Ralung, Tibet 1987
© Marie-José Lamothe

1987, voyage au Tibet et série d’émissions consacrées au Pays des Neiges, avec Marie-José Lamothe (Tibet 87, renaissance ou illusion).

Enregistrement au monastère du Tashilunpo, Tibet, 1987
© Marie-José Lamothe

Publication de Ladakh-Himalaya (photos de Marie-José Lamothe).

Avec André Du Bouchet, à Truinas – © Marie-José Lamothe

Séjour à Budapest avec André du Bouchet. Rencontre Miklos Szentkuthy par l’entremise de György Somlyo.

Crée sur France Culture l’émission quotidienne Poésie sur Parole.

1988, voyage d’Islamabad à Pékin et série d’émissions sur la Route de la Soie.

Avec Imit, Astana 1988 © Marie-José Lamothe

Lance avec Jean-Pierre Sicre la revue Caravanes aux éditions Phébus.
Séjours au Yémen du Nord et en Russie.
Conçoit pour France Culture son premier spectacle public au théâtre Saint-Louis de Pau, en compagnie de Geneviève Ladouès : À fleur de Pau, avec Catherine Sauvage et François Chaumette, dans une réalisation de Jean Couturier.

1990 – 1992

Polyphonies

L’or de Zanzibar, Alain Borer, André Velter, Christian Maillet, Élise Caron, Bruno Sermonne, François Auboux, Jean-Luc Debattice, Zéno Bianu, Serge Sautreau
Petit Odéon, 1992 © Marie-José Lamothe

1990, séjour au Yémen du Sud.
Grâce au soutien de Pascal Quignard et de Claude Roy, publication de L’Arbre-Seul chez Gallimard, prix Mallarmé.
La revue Aube Magazine lui consacre un numéro spécial, avec des textes d’Adonis, Zéno Bianu, Yves Buin, Jacques Chessex, Charles Juliet, Bernard Noël, Jean-Claude Renard, Serge Sautreau, et des dessins de Vladimir Velickovic.

Vladimir Velickovic © Marie-José Lamothe

Réalise, avec Philippe Dagen, un numéro spécial illustré du journal Le Monde, à l’occasion de l’hommage rendu à René Char par le Festival d’Avignon en juillet.
Traduit le Faust de Fernando Pessoa, avec Pierre Léglise-Costa (Bourgois).

Le Théâtre Des Saveurs

Pour l’association des Radios francophones, à l’initiative d’Alain Trutat, Zéno Bianu et Janine Antoine réalisent : Le théâtre des saveurs ou les neuf Rasas d’André Velter, poèmes dits par Marcel Bozonnet, Jean-Pierre Sentier, Juliette Berto, André Marcon, Jean-Marie Patte, Maurice Bénichou, Roséliane Goldstein, Nicolas Pignon, Pierre Clémenti.
Réside deux semaines en décembre à Prague pour préparer, en compagnie de Petr Kral, une émission de France Culture consacrée à la Révolution de velours, et diffusée en direct pendant six heures. Rencontre à cette occasion le metteur en scène Otomar Krejca qui, après vingt ans d’exil, vient de retrouver son théâtre, le Divadio za branou.

Ça cavale, Langeac 1992 © Philippe Lesage

Poésie en scène

1991-92, séjours en Thaïlande et en Inde (Rajasthan).
Création le 20 septembre 1991 à Laon d’un poème polyphonique : Le grand passage, interprété par François Chaumette, Jean Négroni, Maud Rayer et Jean-Luc Debattice, avec des chants improvisés de Beñat Achiary, Ahmed Ben Dhiab et Carlo Rizzo.
Création le 11 avril 1992 à Bron d’un oratorio-rock : Ça cavale, interprété par Jean-Luc Debattice, Ghaouti Faraoun et l’auteur, accompagnés de Jean Ricco, Daniel Baudon, Rosaire Ricco et Christian Maillet.
Création le 4 juillet 1992 à Montélimar d’un poème polyphonique : Farine d’orge et feuilles de laurier, interprété par Jean-Luc Debattice, Chris Deis, Ghaouti Faraoun et l’auteur, accompagnés d’Ali Wagué.

30 octobre, mort de Stéphane Thiollier.

Stéphane à bord de l’Erturk, entre Chios et Cesme, 15 juin 1977 © André Velter

Dire à ceux qui ne l’ont connu, ni même approché, de loin aperçu, de très loin croisé, qui était Stéphane. serait comme prétendre offrir à pleines mains la plus haute lumière. Je ne sais que quelques poètes, en de rares instants sublimes, qui aient trouvé les mots. Je pense à Rilke, à son jeune homme si proche du divin des Elégies de Duino. J’entends surtout ces vers du Namouna de Musset qui chantent dans ma mémoire…

Le voilà jeune et beau…
Portant sur la nature un coeur plein d’espérance.
Aimant, aimé de tous, ouvert comme une fleur ;
Si candide et si frais que l’ange d’innocence
Baiserait sur son front la beauté de son coeur

J’entends cette alchimie de sons et de sens, et c’est la présence intacte de Stéphane, ses yeux, son rire, son haleine sur l’épaule de la nuit.

André Velter, Les Nouvelles d’Afghanistans n°60

Récitals poétiques à Tunis, en novembre, en compagnie d’Adonis.
Premier spectacle conçu avec Claude Guerre pour France Culture, au Musée de Cluny : Quartier Latin, Escholiers et Goliards, avec Catherine Sauvage, Élise Caron, Laurence Mayor, Alain Borer, Claude Dunneton, Bernard Manciet, Claude Piéplu, Bernard-Pierre Donnadieu, Jean-Luc Debattice, Sylvain Joubert, Ahmed Ben Dhiab, François Corneloup.
Parution de la revue clandestine : les Cahiers de Zanzibar (avec Zéno Bianu, Alain Borer et Serge Sautreau), suivie les 2 et 3 décembre 1992 de deux soirées au Petit Odéon (L’or de Zanzibar), avec Élise Caron, Bruno Sermonne, Jean-Luc Debattice, François Auboux et Christian Maillet.
Rencontre Alvaro Mutis.

L’or de Zanzibar, 1992

1993 – 1995

Les Poétiques

1993, séjours en Inde Centrale et dans l’Himalaya (Kinaur, Spiti, Lahaul, Ladakh).
Spectacle conçu avec Claude Guerre : Toulouse à voix haute, chants et paroles des troubadours, avec Catherine Sauvage, Rosine de Peyre, Jean Négroni, Philippe Berthaut, Serge Pey, Didier Hu (piano), Gérard Martin (vielle), Jean-Pierre Laffite (flûte) et Lê Quan Ninh (percussion), le 15 avril, Chapelle des Carmélites.
Organisation et animation d’un Renshi, avec Adonis, Lokenath Bhattacharya, Alain Jouffroy, Bernard Noël, Makoto Ooka, Jean-Baptiste Tati-Loutard (Unesco, 26-28 avril).
Organisation et participation à trois récitals chapelle Sainte-Claire d’Avignon: Autour de Jean Tortel, le 29 juillet (avec François Chaumette et Jeanne Balibar), Poètes du désir, le 30 juillet (avec François Chaumette et Jeanne Balibar) et Désir des poètes, le 31 juillet (avec Jean-Louis Trintignant et Jeanne Balibar), les trois récitals avec Lê Quan Ninh (percussions) et Martine Altenburger (violoncelle).
Publication : Du Gange à Zanzibar (Gallimard), prix Louise Labé.
Réveillon du 31 décembre au Théâtre de La Colline pour un Tango sur la Colline avec Alfredo Arias et Marilu Marini.

Poésie Affiche Rue

Kairouan 1994

1994, publication de deux livres au Castor Astral : Passage en force, préfacé par Bernard Noël (qui regroupe les écrits des années 71-74) et Ouvrir le chant (qui rassemble les « partitions » des polyphonies créées en 91-92).
Récitals poétiques à Tunis et Kairouan, en compagnie d’Adonis et Alain Jouffroy; à Strasbourg, en compagnie d’Adonis, Bei Dao, Jacques Derrida, Édouard Glissant et Nathan Zach.
Édition de deux C.D. chez Paroles d’Aube: Le grand passage et Ça cavale.
Une Rencontre pour lire, conçue par François de Cornière, est présentée à Caen et dans la région, avec Dominique Nugues, sur des musiques originales de Christian Belhomme et Sylvain Diamand.

Andre Velter et Guillevic à Kairouan, 1995

1995, séjours en Birmanie, Laos et Tibet (pèlerinage du Mont Kailash).

Andre Velter et Guillevic à Kairouan, 1995

Mont Kailash, 1995 © Marie-José Lamothe

En vue du Kailash

Andre Velter et Guillevic à Kairouan, 1995

Le Mont Kailash depuis le monastère de Chiu Gompa, 1995
© Marie-José Lamothe

Nombreux récitals poétiques en France, à Kairouan (en compagnie de Nizar Kabbani, Adonis, André du Bouchet, Guillevic et Bernard Noël), Mexico et Istanbul.

Andre Velter et Guillevic à Kairouan, 1995

Avec Guillevic, Kairouan 1995

Publication : Le Haut-Pays (Gallimard), qui rassemble tous les poèmes écrits au Tibet et dans l’Himalaya.
Début des soirées-spectacles mensuelles, Les Poétiques, conçues et réalisées avec Claude Guerre au Théâtre du Rond-Point.
Prend en charge sur France Culture, à la suite d’Olivier Germain-Thomas, l’émission quotidienne Agora, avec Gilles Lapouge.

1996 – 1997

Chantal

1996, séjour à Madras et en Inde Centrale. Rencontre R.K. Narayan.

Chez R.K. Narayan, Madras 1er Janvier 1996 © Marie-José Lamothe

Début d’une collaboration avec Bartabas.
Publications : Étapes brûlées (Le Castor Astral), qui regroupe les écrits des années 74-78, et Les poètes du Chat Noir (Poésie/Gallimard), une anthologie consacrée au cabaret de Montmartre.

Le 24 mai, l’alpiniste Chantal Mauduit récite Indomptable au sommet du Manaslu (8163 m.). Première rencontre le 13 juin à Paris.

L’espace est un bandit d’honneur

Au Maroc, 1997

Avec Zéno Bianu, Madras 1996 © Marie-José Lamothe

Reçoit le « Goncourt/Poésie » 1996, à quoi fait suite au Théâtre des Cultures du Monde, le 5 décembre, une soirée présentée par Alain Borer, réalisée par Claude Guerre : Dans la lumière et dans la force, avec Élise Caron, Michaël Lonsdale, Denise Gence, Zéno Bianu, Claude Aufaure, Chantal Mauduit, Bartabas, Ghaouti Faraoun, Jean-Luc Debattice, Jean Ricco, Bernard-Pierre Donnadieu, Serge Sautreau, musiques de Jean-Jacques Birgé, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest, de Vladimir Velickovic et des photos de Marie-José Lamothe.

1997, séjours d’hiver en Inde (Gujarat, Rajasthan) et d’été dans l’Himalaya (Nubra, Chang-tang, ascension du Stok Kangri, 6153 m., avec Tsultrim Kubetpa, le 27 juillet).

Sommet du Stok Kangri, 27 juillet 1997 © Tsultrim Kubetpa

Récitals en France et à Malmö (en hommage à Antonio Saura).
Crée Poésie Studio sur France Culture.
Présente, avec Marie-José Lamothe, les Voix du Tibet, sept soirées au Théâtre Molière/Maison de la Poésie (à cette occasion, premier poème écrit avec Zéno Bianu pour la séance du 16 décembre : La chance et le feu).

1998

Mort de Marie-José Lamothe le 22 mars.

Mort de Chantal Mauduit début mai sur les pentes du Dhaulagiri.

Effondrement des temps.

À l’Échelle, 1998
© Christophe Loiseau

1998-2001

Un piaffer de plus

Dessins d’Himat

Abandon des émissions quotidiennes sur France Culture.
Aisha est réimprimé chez Gallimard, le numéro 19 de la revue Jungle consacre un dossier à cette réédition, avec des témoignages de Bernard Noël, Christian Prigent, Adonis, Guy Goffette et Renaud Ego.
Exposition Dans la lumière et dans la force, bibliothèque de Charleville, catalogue préfacé par Alain Borer.
Publication à l’initiative de Marie Delhoume de Marelle-mémoire en Champagne-Ardennes, avec des photographies de Gérard Rondeau (éditions Marval).
Récitals à Casablanca, Bagdad.

Pendant l’exposition d’Himat,
récital dans le palais Abasside de Bagdad, 1998

En France, soirées Célébration du cheval à la Maison des Cultures du Monde, Ailleurs à Zanzibar au Théâtre Molière, et plusieurs représentations de Un geste à l’horizon, avec Jean-Luc Debattice et Philippe Leygnac.
Publications chez Gallimard : Le septième sommet, poèmes pour Chantal Mauduit, et Zingaro suite équestre, dessins d’Ernest Pignon-Ernest. Claude Guerre réalise, pour France Culture, une version radiophonique de ce dernier livre, avec les voix de Daniel Emilfork, Claude Piéplu, Élise Caron, Agnès Sourdillon, Jean-Luc Debattice, Christophe Brault et Bartabas.

Avec Bartabas et Zingaro, Aubervilliers septembre 1998 © Antoine Poupel

De fond en comble la vie

1999, à l’initiative de Jack Lang, crée et dirige avec Emmanuel Hoog la manifestation nationale intitulée : le Printemps des Poètes.

Publie Orphée Studio, Poésie d’aujourd’hui à voix haute (Poésie/Gallimard) et présente au Théâtre de l’Odéon, dans une réalisation de Claude Guerre, une soirée consacrée à la poésie contemporaine, avec Jacques Roubaud, Jean-Pierre Verheggen, Jacques Darras, Zéno Bianu, Jacques Rebotier, Élise Caron, Denis Lavant, Marcel Maréchal, Jean-Luc Debattice, musiques de Michaël Rissler, Renaud Garcia-Fons, Jean-Louis Matinier et Gérard Siracusa.

Compose et préface un numéro de la revue Question De : Femme de lumière, Marie-José Lamothe sur les chemins du Tibet (textes de Marc de Smedt, Drukchen Rinpoché, Serge Sautreau, Momin Latif, Jacques Dars, Jacques Lacarrière, Heather Stoddard, Fernand Meyer, Bénédicte Vilgrain, Bernard Noël, Jean-Philippe Domecq, Jean-Pierre Verheggen, Adonis, Israël Eliraz, Abdelwahab Meddeb, Lokenath Bhattacharya, Zéno Bianu, Alain Borer, Sarah Dars, Patrick Kéchichian, Roland Michaud, Yves Buin, Olivier Germain-Thomas, Claude Roy, Charles Dobzynski, Alain Bosquet, André du Bouchet ; dessins et peintures d’Ernest Pignon-Ernest, Henri Michaux, Zao Wou-Ki, Lise-Marie Brochen, Vladimir Velickovic ; inédits et photographies de Marie-José Lamothe).

Hommage à Marie-José Lamothe
Question de, Albin Michel 1999

Courts séjours au Caire, en Haute-Égypte, en Sicile.
Nombreux récitals en France et à Québec, Monréal, Gênes, Bahrein, Trois-Rivières, Seattle, Missoula, Berkeley, San Francisco, UConn, etc.
Le 9 juin, à l’initiative de Marie Delhoume, lecture au château de Vaudrémont, avec le clarinettiste Michel Bienaimé, dans le cadre d’une exposition Velickovic.
Participe le 27 juillet dans les grottes de Choranche, à l’initiative de Marc Batard, à une soirée dédiée à Chantal Mauduit, avec François-René Duchâble et Alain Carré.
Improvise pour « Le canal du savoir » une vidéo intitulée Poésie d’aujourd’hui à voix haute, produite par Arts & Éducation.
Crée L’Ascension du Mont Analogue les 8 et 9 décembre à la Comédie de Reims, avec Bernard-Pierre Donnadieu, Agnès Sourdillon, et Renaud Garcia-Fons à la contrebasse.
Consacre une série d’Orphée Studio, réalisée par Claude Guerre, au thème de « Babel », théâtre de l’Aquarium à La Cartoucherie de Vincennes.
Réside désormais plusieurs jours par semaine en Vaucluse, à Grambois.

2000, publie L’amour extrême, poèmes pour Chantal Mauduit et La vie en dansant (Gallimard), préface le livret qui accompagne Triptyk, le nouveau spectacle Zingaro.
Nombreux récitals en France et à Tel-Aviv, Jérusalem, Bucarest, Cluj, Bruxelles, Bergame…
Création le 18 juin à Saint-Antoine l’Abbaye d’un spectacle inspiré de L’amour extrême, avec Alain Carré (récitant) et l’Ensemble Alla Francesca (chants et musiques), repris aux Langagières de Reims.
Le 22 juin à Épinay-sur-Seine, rencontre-spectacle à l’initiative de Gérard Noiret, avec Jean-Luc Debattice, Philippe Leygnac et une vidéo de Jean-Jacques N’Guyen, reprise au Mans le 13 octobre, en compagnie d’Adonis et de Lokenath Bhattacharya.
Participation les 21 et 22 juillet à l’Errobiko Festibala d’Itsasu à l’invitation de Beñat Achiary, pour une déambulation nocturne avec Jésus Aured à l’accordéon et une première création avec Jean Schwarz : Déclarations.
Séjour au Népal (région des Annapurnas et du Dhaulagiri).
Lancement d’un site internet (www.andrevelter.com) conçu et réalisé par Sophie Nauleau.

2001, publie Une autre altitude, poèmes pour Chantal Mauduit (Gallimard). L’Arbre-Seul est réédité en Poésie/Gallimard avec une préface d’Alain Borer.
Nombreux récitals en France et à Bruxelles, Cork, Dublin, Istanbul, Kuala-Lumpur (avec Jayalakshami Sekhar à la veena).
Intervention le 20 juillet au festival d’Itsasu, avec Ramon Lopez à la batterie.
Édition de deux CD : Jérusalem 2000 (Thélème/Élios Productions), et Tombeau de Chantal Mauduit (avec François-René Duchâble et Alain Carré – Groupe Ooctave/Frémeaux & Associés).
Création à L’Atelier des Brisants d’une collection, Chambre d’échos, dirigée par Sophie Nauleau. Premier titre consacré aux bandits populaires : Attendons Zapata d’urgence.
Le 15 juin, à l’initiative de Marie Delhoume, récital dans la Chapelle d’Auménancourt, près de Reims, avec Pascal Bolbach à la guitare classique, dans le cadre d’une exposition Ernest Pignon-Ernest.
Participation à la dernière soirée de l’Académie expérimentale des Théâtres, le 10 décembre au Théâtre du Rond-Point, avec Bartabas et Horizonte (lusitanien de 9 ans) : Un piaffer de plus dans l’inconnu.

Recital à Kuala Lumpur avec Jayalakshami Sekhar 2001

Récital à Kuala Lumpur, avec Jayalakshami Sekhar, 2001

2002 – 2004

Décalages horaires

Peinture Francis Herth

2002, mort de son père, Jean Velter (1902-2002), le 17 février. Mort de sa mère, Marthe Velter (1915-2002), le 18 avril.

Préface le livre de photos de Roland et Sabrina Michaud : Afghanistan (La Martinière).
Récitals à Tanger (avec Ghaouti Faraoun), Québec et Monréal (avec Marie-Hélène Couture, contralto, et Raymond Lepage, pianiste), Amsterdam, Bruges…
Organise, avec Claude Guerre, Le meeting poétique du 11 mars à La Mutualité, auquel participent Armand Gatti, Serge Pey, Michel Piccoli, Gérard Depardieu, Julie Brochen, Beñat Achiary, Élise Caron, Laurent Terzieff, Serge Utgé-Royo, Philippe Leygnac.
Récital le 16 mars à L’Isle-sur-la-Sorgue : Souffle du Tibet, avec le chanteur tibétain Tenzin Gönpo.
Création le 29 juin à Ploërmel, autour des poèmes de L’amour extrême, d’un spectacle poésie-musique-danse, avec Beñat Achiary, Pedro Soler, Rajendra B. Kulkarni, Makarand Tulankar, Pedro Pauwels et Anne-Marie Reynaud.
Improvisation, le 11 juillet à Roquefort-les-Cascades, avec Serge Pey et Michel Doneda, au cours d’une Marche de la Poésie contre l’Intolérance.
Participation à Errobiko Festibala, le 19 juillet à Itsasu, avec Beñat Achiary et Claude Tchamitchian.

Nuit de la poésie, le 31 août, chapelle Saint-Marcel à Sisteron : deux spectacles, dont la création d’Au Cabaret de l’Éphémère (avec Renaud Garcia-Fons à la contrebasse), et Ridiculum vitae (avec Jean-Pierre Verheggen).
Début d’une série mensuelle d’Orphée Studio, avec Claude Guerre, au Théâtre de l’Aquarium, ayant pour thème Le poème du siècle dernier. Publication, dans la collection «Rencontre» dirigée par Bernard Noël à l’Atelier des Brisants, d’un René Char, avec des photos de Marie-José Lamothe.
Création au Théâtre Molière/Maison de la Poésie de La traversée du Tsangpo (avec une musique originale de Jean Schwarz, des chansons traduites en tibétain, mises en musique et interprétées par Tenzin Gönpo, et la voix de Laurent Terzieff).
Organisation en décembre, avec Emmanuel Demarcy-Mota, du festival À scène ouverte à la Comédie de Reims et réalisation d’un spectacle consacré à la poésie de François Cheng.

À l’Échelle avec Alain Borer, © Gérard Rondeau, 2003

2003, séjour en Inde (Tamil Nadu, Kerala, Rajasthan).
Publication de Écrire au long cours à L’Atelier des Brisants.
Participation, avec Bartabas, à la soirée inaugurale de L’Académie du spectacle équestre, le 24 février à Versailles.
Organisation, avec Claude Guerre, d’un nouveau Meeting poétique à La Mutualité le 10 mars, auquel participent Adonis, Taslima Nasreen, Jacques Darras, Jane Birkin, Agnès Sourdillon, Beñat Achiary, Denis Lavant, Miglen Mirtchev, Pierre Charial, Jean-Pierre Drouet, Michael Rissler, Joël Merha, Djamel Benyelles.
Reprise à L’Échelle, le 15 mars, de La traversée du Tsangpo, à l’occasion de la publication du texte aux éditions Rencontres, avec huit sérigraphies de Francis Herth.
Préface le livret du nouveau spectacle Zingaro : Loungta, les chevaux de vent.
En Avignon, le 19 juillet pour France Culture, émission spéciale consacrée à Yves Bonnefoy, avec Yves Bonnefoy, Pierre Alechinsky, Jacqueline Risset, Henri Cartier Bresson et Patrice Chéreau.
Récitals à Damas et Al-Mallaja avec Adonis et la comédienne Hala Omran, à Bakou avec les musiciens Elchan Mansurov (kemantcha) et Kamran Kerimov (nagara).
Retour à Kaboul, vingt cinq ans après son dernier séjour en Afghanistan, et organisation, le 9 octobre, d’un spectacle poésie-chant-musique dans l’Auditorium du Lycée Esteqlal.
Le Livre de l’Outil est réédité chez Phébus.
Programmation, avec Emmanuel Demarcy-Mota, du festival À scène ouverte. Création, le 11 décembre à la Comédie de Reims, de Décalages horaires, avec Alain Libolt et une conception sonore de Jefferson Lembeye.
Séjour en Thaïlande et au Cambodge.

2004, sortie aux éditions Thélème du CD : La traversée du Tsangpo.
Organisation, avec Claude Guerre, de la soirée La Nuit écoute, le 8 mars à La BNF, pour le Printemps des Poètes.
Création, le 11 mars à Lyon, d’un spectacle de « chansons parlées » sur des musiques de Jean Schwarz.
Publication chez Jean-Michel Place/Poésie du livre de Gérard Noiret : André Velter, ouvrir le chant.
Récitals et rencontres à Marrakech, Séville (Hommage à José Ángel Valente, avec Jacques Ancet et Juan Goytisolo), Bâle, Mersin (avec Adonis et Özdemir Ince), Mexico (avec Russel Banks), etc.
Création le 6 avril, jour anniversaire de l’apparition de Laure aux yeux de Pétrarque, de L’Instant éternel, une célébration donnée en l’église Sainte-Claire et au théâtre des Pénitents Blancs d’Avignon, avec Stefano Fogher, Jean-Marie Puli et le chœur Homilius.
Participation au festival d’Itsasu avec Armand Gatti et Beñat Achiary.
Publication de Corps d’extase, avec 12 lithographies d’Ernest Pignon-Ernest.

Décale-moi la chance qui mise sur la beauté

Création le 4 décembre au TNP de Villeurbanne de Décale-moi l’horaire, avec Jean Schwarz.
Participation aux Itinéraires d’Afghanistan, le 6 décembre à Reims, avec Spojmaï Zariab, Momen Khan Biltoon et ses musiciens.

2005 – 2007

Autant que je m'évade

Mustang, Népal 2007

2005, séjour en Inde (Orissa, Bengale, Sikkim).
Publication de Au Cabaret de l’éphémère et d’une édition augmentée de Zingaro suite équestre chez Gallimard.
Récitals en Indonésie (Jakarta, Bandung, Yogakarta et Surabaya, avec le compositeur Slamet Abdul Sjukur), en Chine (Pékin et Chengdu, avec le comédien Thibault de Montalembert).
Préface pour À l’orient de tout de François Cheng en Poésie/Gallimard.
Sortie chez EPM de Décale-moi l’horaire, le CD des « chansons parlées ».
Récital autour des portraits de poètes réalisés par Ernest Pignon-Ernest : Ceux de la poésie vécue (Maison Elsa Triolet – Aragon, St Arnoult-en Yvelines, 6 novembre), avec Pascal Bolbach à la guitare.
Publication au Cercle d’Art de Ciels, avec des photos d’Olivier Dassault.
Spectacle consacré aux poètes hongrois du XX° siècle : Agir sur les crocodiles, avec Emmanuel Demarcy-Mota, Kristina Rady et les comédiens de la Comédie de Reims, le 17 décembre.

Récital à Jakarta, 2005

2006, navigation à bord du trois-mâts goélette de Patrice Franceschi, La Boudeuse, au large des Célèbes, à la rencontre des constructeurs de pinisis.

À bord de la Boudeuse, 2006 © Sophie Nauleau

Préface du livre-catalogue La Seine des photographes (Gallimard).
Publication d’une anthologie : Le chant des villes, avec Jean-Claude Perrier (Mercure de France).
Création le 17 mars, au Théâtre municipal de Montbéliard, d’Autant que je m’évade (poèmes & chansons) avec Jean-Luc Debattice, Ghaouti Faraoun et Philippe Leygnac.

La poésie a la vie dure

Récitals à Salihli, Bâle, Sarajevo (avec le trio Imamovic), Pékin, Urumqi, Bruxelles, Mexico.

Participation à Lire sur scène (Saint-Malo), au Marathon des mots (Toulouse), aux Lectures lointaines (Saint-Nazaire).
Préface Poésie publique, Poésie clandestine de Serge Pey (Le Castor Astral).
Postface le livret du nouveau spectacle Zingaro : Battuta et publie, en écho aux sorties matinales de Bartabas, Lever de Soleil, avec des dessins de Jean-Louis Sauvat.

Création le 30 novembre à Lille de Jours de Novembre à Bénarès avec Renaud Garcia-Fons à la contrebasse.
Programmation à la Comédie de Reims d’À Scène ouverte, avec Emmanuel Demarcy-Mota, et conception le 16 décembre d’une soirée tango : Une pensée triste qui se danse (César Stroscio au bandonéon).
Création le 18 décembre de La ballade de Don Quichotte dans une mise en espace d’Emmanuel Demarcy-Mota, avec Bartabas, les chevaux Soutine et Horizonte, le ténor Fabrice Dalis, les musiciens Jean-Pierre Drouet, Jefferson Lembeye, Walter N’Guyen et les comédiens Charles-Roger Bour, Jauris Casanova, Ana Das Chagas, Valérie Dashwood, Sandra Faure, Sarah Karbasnikoff, Stéphane Krähenbühl, Alain Libolt, Gérald Maillet, Pascal Vuillemot.

La ballade de Don Quichotte
Jean-Pierre Drouet et Bartabas, Comédie de Reims, 2006

2007, séjour en Thaïlande.
Récitals à Damas (avec la comédienne Hala Omran), Agadir (avec Adonis), Hanoi (avec Ba Nha au luth solaire), Hué, Saigon (avec Trân Manh Tuân au saxophone).
Création à La Grave, le 19 janvier, de Tout feu tout flamenco, avec Pedro Soler à la guitare flamenca.
Publications d’une monographie consacrée à Ernest Pignon-Ernest (Bärtschi-Salomon éditions) et, en Poésie/Gallimard, de L’amour extrême et autres poèmes pour Chantal Mauduit qui réunit en un seul volume Le septième sommet, L’amour extrême et Une autre altitude.
Préface Peut-être moi de Momin Latif, avec un frontispice de Valerio Adami (éditions Dumerchez).
Publication de Midi à toutes les portes (Gallimard).
Participation, le 20 avril au Kaaitheater de Bruxelles, à Writing Billie, un hommage à Billie Holiday, avec le Brussels Jazz Orchestra, la chanteuse Tutu Puoane, les écrivains Vamba Sherif, Carl Norac, Paul Verhaeghen, Caryl Phillips et Joke van Leeuwen.
Création à L’Échelle, le 12 mai, d’un récital Midi à toutes les portes, avec Jean-Luc Debattice.
Au Musée Calvet d’Avignon, le 14 juillet : René Char, la rébellion à l’œuvre, avec Mireille Perrier et Hugues Quester.
Réédition du Haut-Pays augmentée de La traversée du Tsangpo (Gallimard).
Publication de Un royaume indocile et solaire en prologue à Sur les pas des cavaliers, photographies d’Alain Buu, textes extraits des Cavaliers de Joseph Kessel (Gallimard).
En Avignon, le 24 septembre, René Char, la résistance la poésie, avec Jean-Luc Debattice et Anaïs Moreau (violoncelle).
À Strasbourg, le 28 septembre, une Nuit de la Poésie, avec Zéno Bianu, Jean-Luc Debattice, Philippe Leygnac, François-René Duchâble, Alain Carré.
À la Maison de la Poésie de Paris, les 5 et 6 octobre : Hommage à Mahmoud Darwich, avec Mahmoud Darwich, Jacques Darras, Bernard Noël, Charles Juliet, Armand Gatti, Ludovic Janvier, Zéno Bianu, Elias Sanbar.
À Los Angeles et San Francisco, les 9, 10 et 11 octobre, premières manifestations, certes minimalistes, du groupe Actéon, avec Zéno Bianu et Alain Borer.
Création à Paris, le 17 octobre, à bord de La Boudeuse, d’un récital « poèmes & chansons » avec Jean-Luc Debattice : Par vent portant.

Lho Manthang 2007 – Avec Sophie Nauleau, Mustang 2007

Séjour au Népal (région du Mustang).
Diffusion le 16 décembre sur France Culture d’une émission spéciale, Poésie sur Parole les vingt ans, pour témoigner du plaisir d’avoir poursuivi si longtemps une telle aventure, mais pour annoncer aussi qu’il faut y mettre fin.

2008-2009

Ventoux versant Sud

2008, récitals avec Pedro Soler à Marseille, Digne, Annecy, Toulon, Gap, etc : Tant de soleils dans le sang.
Récital avec Louis Sclavis au Creusot (L’Arc-scène nationale, le 23 février) : Ceux de la poésie vécue, à l’occasion d’une exposition Ernest Pignon-Ernest.
Publication de Tant de soleils dans le sang aux éditions Alphabet de l’espace.
Exposition André Velter, un poète et des peintres au Centre Joë Bousquet de Carcassonne, du 25 avril au 21 juin, avec publication d’un livre-catalogue André Velter de départ en départ (textes d’Alain Borer, Jacques Dars, Adonis, Marcel Moreau, Jacques Lacarrière, Jean-Pierre Sicre, Alvaro Mutis, Jean-Pierre Verheggen, Yanny Hureaux, Jean Schwarz, Jean-Luc Debattice, Christine Ottenwelter, Zéno Bianu, François Cheng, Gilles Lapouge, René Char ; peintures d’Himat, Vladimir Velickovic, Francis Herth, Antonio Segui, Ernest Pignon-Ernest, présentées par Sophie Nauleau), ainsi que des récitals avec Pedro Soler (25 avril), avec Beñat Achiary et Pedro Soler (26 avril), avec Jean-Luc Debattice (14 juin).
Séjours à Séville et au Québec.
Récitals avec Jean-Luc Debattice à Bonn, Duisburg, Saint-Malo, Paris, La Ferté Vidame, etc.
Publication de Extases, avec Ernest Pignon-Ernest, chez Gallimard.
Récital dans la Maison René Char à L’Isle-sur-Sorgue, le 10 juillet.
Dernière émission de Poésie sur Parole le 20 juillet sur France Culture.
Création le 24 octobre, au château d’Henri IV à Pau, d’un Récital équestre, avec des musiques de Jean Schwarz.
Participation à European Voices (le 23 novembre au New Morning à Paris, le 25 novembre à la Literatur Werkstatt de Berlin).
Séjour en Inde (Sangam, Mathura, Bodhgaya, Bénarés).

Avec Kaniska II, Mathura 2008 © Sophie Nauleau

L’Énergie est Délice Éternel

William Blake

2009, reçoit le « Prix des découvreurs » à Boulogne-sur-Mer pour l’édition de L’amour extrême en Poésie/Gallimard.
Préface J’ai un visage pour être aimé (choix de poèmes 1914-1951) de Paul Éluard.
Hommage à Marc Riboud pour L’instinct de l’instant, 50 ans de photographie au Musée de la Vie romantique.
Le 31 janvier, Sophie Nauleau soutient une thèse en Sorbonne : André Velter, troubadour au long cours (doctorat de Littérature française, Université Paris IV – Sorbonne).
Création à Orthez, le 13 mars, pour le festival « Jazz naturel », d’un Mano a mano avec Olivier Deck et les musiciens Jésus Aured, Patrice Cazals et Aziz Fayet.
Récitals au Liban, à Tripoli et Beyrouth les 26 et 27 mars, avec Alexandre Katrib à l’oud.

Création à la Maison de la Poésie de Paris les 15 et 16 avril d’un spectacle Jean-Luc Debattice chante André Velter, intitulé N’importe où, avec Jean-Luc Debattice (voix et composition des musiques) et Philippe Leygnac (piano, accordéon, accordina, trompette, flûte, percussions).
Lecture à l’Université Ca’ Foscari de Venise, le 28 avril, avec Rino Cortiana.
Assiste le 5 juillet à l’encerrona triomphale de José Tomás (seul contre six toros) à La Monumental de Barcelone.
Donne deux récitals, Miroirs d’absence et Dans la lumière, avec Gaspar Claus au violoncelle, le 17 juillet, chapelle Saint-Charles d’Avignon, à l’occasion d’une exposition d’Anne et Patrick Poirier : Vertiges/Vestiges.
Participation au festival Bonjour India à New Delhi et Calcutta du 6 au 17 décembre, avec le 15 décembre, au Tagore Centre de Calcutta : Song offerings avec Utpal Basu (présentation de Reba Som, traductions de Kanchana Mukhopadhyay).
Préface plusieurs livres, albums ou livrets : Les Tibétains, sur des photos de Marc Riboud (Imprimerie Nationale/Actes Sud) ; Q, d’Alain Mingam (Castor et Pollux) ; Liturgie équestre et Darshan, deux spectacles de Bartabas (Zingaro).
Passe du versant sud du Luberon au versant nord, de Grambois à Bonnieux, et s’installe à demeure, près du Pont Julien, avec Sophie Nauleau.

Avec Sophie Nauleau, arènes de Lachepaillet de Bayonne 2009 © Olivier Deck

2010

À toujours

Serge Sautreau, tableau Antoni Taulé

2010, mort de Serge Sautreau, l’ami d’adolescence, de toujours et d’écriture première, le 18 mars.

Que sont mi ami devenu
Que j’avoie si pres tenu
Et tant amé ?

Rutebœuf

Reprise de N’importe où, avec Jean-Luc Debattice et Philippe Leynac au Forum Léo Ferré d’Ivry, le 15 janvier.
Reprise de Décale-moi l’horaire, avec Jean Schwarz, au Théâtre Jean Vilar de Montpellier, le 19 janvier.
Rencontre Écritures de la modernité, Paris III Sorbonne nouvelle, avec Michel Collot, Serge Bourjea et Sidonia Bauer, le 19 février.
Parrain des Éthiopiques de Bayonne le 3 mars et participation à un débat avec Itxaro Borda et Francis Marmande, puis à deux concerts avec Beñat Achiary et Pedro Soler : Près du cœur sauvage.
Création de Paseo Grande, récital avec Olivier Deck (guitare et chant), Patrice Cazals (guitares) et Aziz Fayet (oud et percussions), aux Écuries de Baroja, à Anglet, le 12 mars.
Création de Changer d’exil, récital avec Gaspar Claus au violoncelle, le 19 mars à l’Auditorium du Musée de Grenoble.
Récital Soleil toujours soleil, avec Emilyn Stam au piano et au violon, le 24 mars, à l’Alliance française de Toronto.
Participation, avec Serge Bourjea, à une rencontre organisée par l’Université de Guelph du 25 au 27 mars à Toronto : Nouveaux mondes nouveaux espaces.
Le 7 juin, première projection au MK2-Quai de Loire de Galop Arrière, un film de Bartabas rythmé par des extraits de Zingaro suite équestre.
Le 8 juin, à la Maison de la Poésie de Paris, Hommage à Serge Sautreau, avec Adonis, Alain Jouffroy, Yves Buin, Atiq Rahimi, Zéno Bianu, Renaud Ego, Philippe Raynaud, Jean-Luc Debattice et le trio de Mimi Lorenzini, devant une photo de Serge Sautreau par Anaïs Delmas et un tableau d’Antoni Taulé.
Le 16 juin, Duende, lecture croisée avec Zéno Bianu (Marché de la Poésie, Paris).
Les 26 et 27 juin, à l’initiative de René Villermoz, rencontres et récitals au Chalet de Rosairy en Haute-Savoie, avec Alain Carré, Massoud Raonaq (chant) et Jacqui Detraz (tabla).
Les 9 et 10 juillet, rencontres et lectures aux Journées littéraires Tapovan, à l’invitation de Kiran Vyas et Olivier Germain-Thomas.
Court séjour au Mont Athos avec Rémy Nauleau en août, puis en Chine (Pékin et Huang Shan, la Montagne Jaune), au Kurdistan (Souleymanieh et Erbil), et à Delhi.
Invité du Mercredi du Poète le 24 novembre, présentation d’Alain Duault.
Préface le livret du spectacle de Bartabas et Ko Murobushi Le Centaure et l’animal (éditions Zingaro) et le livre de Priscilla Telmon Himalayas, sur les pas d’Alexandra David-Néel (Actes Sud).

Le 27 décembre, mort de Bernard-Pierre Donnadieu le Viking au grand cœur.

Le 28 décembre, mort de Jacques Dars, l’ami intime, le frère juré qui changeait chaque rencontre en feu d’artifice et en moment de grâce.

Avec Bernard Pierre Donnadieu © Sophie Nauleau

Jacques Dars

2011-2014

Escalader la nuit

La Maestranza, Séville

2011, publication de Paseo Grande (Gallimard).
Nombreux récitals et lectures (Narbonne, Montauban, Versailles, Milan, Luxembourg, Dax, Tinqueux, etc…)
Le 13 mars au Musée du Quai Branly, soirée inaugurale du Printemps des Poètes (avec Michel Butor, Kenneth White, Pascal N’Zonzi, Jean-Luc Debattice, Gaspar Claus et Steve Potts).
Les 18 et 19 mars à Tours et Chaumussay, improvisations Actéon (avec Zéno Bianu et Alain Borer).
Du 21 au 27 mars, une semaine à Dunkerque, à l’invitation de François David, pour de multiples rencontres et une création dans l’auditorium Georges Bizet (avec Alain Carré et l’orchestre du Conservatoire interprétant des musiques originales de Stéphane Taniel).
Le 14 mai, création dans La Coopérative de Montolieu de No man’s land et autres lieux (avec Gaspar Claus au violoncelle), récital repris le 28 mai à Montpellier précédé d’un entretien avec Serge Bourjea.
Du 15 au 18 juin, à l’invitation de René Piniès et du Centre Joë Bousquet, trois spectacles avec Jean Schwarz (Récital équestre), Pedro Soler (Le Duende d’Orphée), Olivier Deck et Philippe Charlot (Paseo Grande) ; la présentation du film Galop arrière et un dialogue avec Bartabas et Sophie Nauleau.
Voyage en Mongolie à l’invitation d’Homéric et de Sébastien Marneur pour les Deuxièmes rencontres littéraires franco-mongole.
Courts séjours en Espagne, en Grèce et à Mexico.
Textes pour le livret du spectacle de Bartabas : Calacas (Zingaro).

2012, entretien le 12 janvier avec Adonis, François Cheng et Juan Gelman à la Maison de la Poésie. Suivent trois soirées spectacles, les 13, 14 et 15 janvier, conçues et réalisées avec Claude Guerre : François Cheng, La voie orphique (avec François Cheng, Didier Sandre, Gaspar Claus au violoncelle et Mathieu Pruall au saxophone) ; Adonis, La force de l’exil (avec Adonis, Marion Bottollier, Lara Brühl, Félicité Chaton et Louis Sclavis aux clarinettes alto et basse) ; Juan Gelman, Une douceur implacable (avec Juan Gelman, Charles Gonzalès, Éric Picard au violoncelle sur des musiques originales de Luis Naon et César Stroscio au bandonéon).

Avec François Cheng © Sophie Nauleau

À Agadir, avec Adonis © Sophie Nauleau

À Mexico, avec Juan Gelman © Sophie Nauleau

Publication de Avec un peu plus de ciel (Gallimard).
Participation le 5 mars au TNP de Villeurbanne à un hommage à Laurent Terzieff : lecture de Condamné à être libre.
Le 20 avril, à l’initiative de Dominique Baffier, visite de la « Grotte Chauvet ».
Publie Le monde selon Marc en préambule au recueil de photos de Marc Riboud : Choses vues (Imprimerie Nationale / Actes Sud).
Le 21 mai à la bibliothèque de l’Arsenal, présentation des livres illustrés par Abidine, Alejandro, Lise-Marie Brochen, Dado, Dorny, Galperine, Herth, Himat, Moninot, Pignon-Ernest, Rebeyrolle, Saura, Segui, Velickovic, Zao Wou-Ki, à l’occasion d’un récital donné avec Gaspar Claus au violoncelle, faisant suite à une présentation de Zéno Bianu, récital intitulé Escalader la nuit en explicite référence à l’émission de Sophie Nauleau diffusée sur France Culture après son ascension de la flèche de Notre-Dame.
Participation à La littérature prend le large le 8 août à Houlgate (récital avec Jean-Luc Debattice et Philippe Leygnac).
Court séjour en Slovénie, avec lectures à Vrba le 21 août (dans la maison natale du poète France Preseren), à Ptuj le 22 août et un récital à Murska Sobota le 24 août en compagnie de Mateja Bizjak Petit et du contrebassiste Ziga Golob.
Le 8 septembre à Toulouse dans la librairie « Ombres blanches », rencontre-débat avec Marie-José Latour, puis récital avec Gaspar Claus au violoncelle, les deux séquences répondant à un même intitulé : Le réel inouï.

Parce que la vie c’est pas assez

Présence, pendant la temporada 2012, aux corridas de José Tomás à Badajoz (avec Juan José Padilla et El Juli), à Huelva (en mano a mano avec Morante de la Puebla), et à l’inoubliable seul contre six du 16 septembre à Nîmes.
Participation, avec un poème consacré à Laurent Terzieff, au Manifeste pour une vie d’artiste de Bartabas (éditions Autrement).
Récital à la Casa del Lago de Mexico le 22 septembre : À mains nues, avec Yael Weiss et Gaspar Claus au violoncelle.

Publication de Citar, poème dédié à Jacques Durand, avec une photographie originale d’Olivier Deck (Les Cahiers du Museur).
Soirée à la Maison de la Poésie de Paris le 16 octobre : Escalader la nuit, en trois temps (un dialogue Sylvain TessonClaude Guerre, l’écoute de l’émission éponyme de Sophie Nauleau, un récital avec Gaspar Claus au violoncelle).
Réédition de Zingaro suite équestre et autres poèmes pour Bartabas, version augmentée et définitive (Gallimard).
Participation, avec Dominique Baffier, Ernest Pignon-Ernest et Stéphane Paoli, le 5 novembre au théâtre du Rond-Point, à une conférence intitulée Le big bang de la création, et lecture d’une Suite cavalière qui évoque le panneau des chevaux de la Grotte Chauvet. Le 24 novembre à la Cité du livre d’Aix-en-Provence, dialogue avec Serge Bourjea suivi d’un récital, poèmes & chansons, avec Olivier Deck : Par le rythme et les nerfs.

Avec Zéno Bianu, Hong Cun – Chine, 2014 © Sophie Nauleau

2013, publication de Prendre feu, avec Zéno Bianu (Gallimard).
Réalise et présente une Petite Bibliothèque de Poésie : douze recueils anthologiques de François Villon, Charles d’Orléans, Maurice Scève, Pierre de Ronsard, Théophile de Viau, Jean de La Fontaine, Marceline Desbordes-Valmore, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Charles Baudelaire, Paul Verlaine et Arthur Rimbaud (Gallimard/Télérama).
Publie Les Écuries : du Roi Soleil à Bartabas in Poètes en majesté à Versailles (éditions des Busclats).
Participe à l’édition du centenaire d’Alcools d’Apollinaire (en Folio/Gallimard), avec un poème : Il est temps que tu viennes.
Rencontres-lectures, à l’initiative de Sidonia Bauer, à Essen, Munster et Duisburg, du 22 au 25 avril.
Lectures de Prendre feu, avec Zéno Bianu, à Paris et Avignon.
Rencontre au Musée des Beaux-Arts de Lille, le 29 mai, avec Régis Debray, à propos de l’exposition d’Ernest Pignon-Ernest : Traits de génie.
Anime en mai-juin, chez Gallimard, l’un des Ateliers nrf, qu’il intitule : Écrire à l’oreille.
Hommage à Mahmoud Darwich : Un indien en Méditerranée, avec Etel Adnan, Farouk Mardam-Bey, Ernest Pignon-Ernest, Anne Alvaro et le trio Joubran, le 23 juin à la Villa Méditerranée de Marseille.
Rencontre avec Ernest Pignon-Ernest, le 29 septembre, à propos de l’exposition des Extases au prieuré de Saint-Cosme.
Le 13 novembre, Sidonia Bauer soutient une thèse en Sorbonne : La Poésie vécue d’André Velter (doctorat de Littérature et Civilisation françaises, Université Sorbonne nouvelle –Paris III & Universität zu Köln).
Écrit Sur la Via Flamenca pour le livret de Golgota, le nouvel opus de Bartabas, avec Andrés Marín.
Récital à l’institut français de Bonn le 19 novembre, avec Sidonia Bauer, Zéno Bianu et Jean-Luc Debattice.
Édition au Cahier du Museur d’un hommage à Billie Holiday, Oh Lady Day, avec quatre sérigraphies d’Ernest Pignon-Ernest.
Séjour en Birmanie, Laos et Thaïlande.

2014, récital à la Casa de Francia de Mexico, le 6 février : Energías temerarias (Juan Gelman, José Tomás, Bartabas), avec Jimena Giménez Cacho au violoncelle et Jacqueline André pour la version espagnole des poèmes.

Mexico, 2014

Publication chez Gallimard de Jusqu’au bout de la route, de Tant de soleils dans le sang (édition revue et augmentée) et d’une monographie consacrée à Ernest Pignon-Ernest.
Réalise, avec Zéno Bianu et Sophie Nauleau, une Petite Bibliothèque de Poésie du XX° siècle : douze recueils anthologiques de Guillaume Apollinaire, Saint-John Perse, Pierre Reverdy, Jean Cocteau, Paul Éluard, Louis Aragon, Henri Michaux, Francis Ponge, Robert Desnos, Jacques Prévert, Raymond Queneau et René Char (Gallimard/Télérama).
Récital à Ljubljana, le 2 avril, avec Zéno Bianu, Mateja Bizjak Petit et le guitariste Mladen Bucic, à l’occasion de la sortie de la traduction slovène de Prendre feu aux éditions Hisa poezije.
Séjour en Chine : 8 mai, inauguration (avec Luo Ying, Jacques Darras et Zéno Bianu) du « Pavillon Saint-John Perse » à 30 kilomètres au Nord de Pékin, là où Anabase fut écrit en 1917 ; participation, du 9 au 14 mai, aux rencontres poétiques franco-chinoises à Pékin, Hong Cun (près de la Montagne Jaune) et Yinchuan. À l’occasion de la publication du recueil L’Âme du vin aux éditions Hua Cheng de Canton (peintures et traduction chinoise de Ji Dahai), récital le 17 mai à Dongguan avec Ji Dahai, le poète Yang Ke, les musiciens Ye Meiying (guzheng), Li Xi (violon), Tao Xiaoshi (violon), Li Qian (alto), Yan Le (violoncelle) et Lou Yanling (piano).
Participation aux Rencontres du Mucem à Marseille : Présence(s) de René Char, le 11 juillet.
Assiste, pendant la temporada 2014, aux trois corridas de José Tomás (le 19 juin à Grenade, le 22 juin à León, le 23 août à Malaga) et publie Le Tao du Toreo, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest, chez Actes Sud.
Séjour à Pékin du 30 octobre au 4 novembre pour la publication de Loin de nos bases aux Littératures du Peuple (édition bilingue, avec une traduction chinoise et des peintures de Ji Dahai).
Participation au colloque Poésie sur les ondes (Université Paul-Valéry Montpellier 3) le 20 novembre, suivi en soirée au Château de Flaugergues de Ceci est un récital, avec Gaspar Claus.

2015-2017

Partir à vue

Répétition d’un récital avec Olivier Deck

2015, récitals : Prendre feu (avec Zéno Bianu et Jean-Luc Debattice, le 8 mars au Périscope à Lyon), Parce que le vie c’est pas assez (avec Pedro Soler, le 25 avril au théâtre de l’Atrium à Dax).

Avec Pedro Soler, Dax Atrium 2015. ©Serge Lafourcade

Réalise, avec Zéno Bianu et Sophie Nauleau, une Petite Bibliothèque de Poésie contemporaine : douze recueils anthologiques de Guillevic, André Frénaud, René Daumal, Armand Robin, Edmond Jabès, Ghérasim Luca, Aimé Césaire, Yves Bonnefoy, Henri Pichette, André du Bouchet, Lorand Gaspar et Philippe Jaccottet (Gallimard/Télérama).
Réédition revue et augmentée de Extases, sous le titre de Pour l’amour de l’amour, figures de l’extase, avec Ernest Pignon-Ernest (Gallimard).
Pour le quarantième anniversaire de l’assassinat de Pasolini, poème-préface Dans la lumière déchirante de la mer, d’Ernest Pignon-Ernest (Actes Sud).
Édition au Cahier du Museur de Extérieur noir, avec une encre sérigraphiée d’Adonis.
À l’initiative de Serge Bourjea, rencontre avec Adonis, le 27 novembre à Montpellier, suivi le lendemain d’un récital avec Adonis, Rachida Brakni et le joueur d’oud Mohanad Aljaramani.
Rencontre le 3 décembre, à l’initiative d’Émilie Rousseau, à l’université de Toulouse-Le Mirail, suivi d’un récital à la librairie Ombres Blanches, avec Émilie Rousseau (voix) et Pierre Moretti (batterie).

Le 20 décembre, mort d’Alain Jouffroy, préfacier d’Aisha et premier allié substantiel dans le champ magnétique de la poésie vécue.

Alain Jouffroy
Dessin de Gérard Fromanger

2016, se marie à la mairie de Bonnieux, le 29 février, avec Sophie Nauleau.

Nombreux entretiens à l’occasion des 50 ans de la collection Poésie/Gallimard (Recours au Poème, Télérama, En attendant Nadeau, Le Monde, La Vie…) et participations à des débats et des lectures (CNL, Comédie française, Salon du Livre, FR3, Bibliothèque nationale, librairie Kléber de Strasbourg…).
Publication de Loin de nos bases et de Le Jeu du monde (Gallimard).

Au camp de base de l’inouï

 

Participation, le 5 avril à Chambéry, à un hommage à Chantal Mauduit, à l’occasion de la sortie du livre d’Alexandre Duyck : Chantal Mauduit, elle grimpait sur les nuages (éditions Guérin/Paulsen).
En mai, à l’initiative de Pierre-Louis Basse, pendant le championnat d’Europe de football, participe à l’exposition Football de légendes, sur le parvis de l’hôtel de ville de Paris, avec un sonnet consacré à Éric Cantona.
Récitals à Strasbourg le 11 septembre, avec François Marthouret, Claudine Charreyre et Louis Rodet ; à Nice le 1er octobre, avec Pedro Soler et Gaspar Claus ; à Lourdes le 22 octobre, avec Jean-Luc Debattice et Philippe Leygnac ; à Saint-Nazaire le 19 novembre, avec Gaspar Claus ; à Strasbourg le 7 décembre, avec Stanislas Nordey et Gaspar Claus, après une rencontre consacrée à la collection Poésie/Gallimard, avec Antoine Gallimard, à la librairie Kléber.

Année continûment assombrie par la mort d’amis infiniment proches : Ludovic Janvier, le poète de Doucement avec l’ange (le 18 janvier), Gérard Rondeau, le photographe de l’irrémédiable Grand Jeu du monde (le 13 septembre), et Jean-Christophe Victor, le compagnon des premières aventures d’Orient (le 28 décembre).

2017, intervention au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, le 25 janvier, pour le lancement de la Chaire universitaire et culturelle Mahmoud Darwich. Publication de Ceux de la poésie vécue, avec Ernest Pignon-Ernest (Actes Sud). Nombreuses rencontres-signatures (Vincennes, Paris, Arles, Nice, Bordeaux, Mouans-Sartoux, Toulon, Rouen, etc) et entretiens télévisés (le 9 mars à La Grande Librairie, le 14 avril à Bibliothèque Médicis).
Participation au Cahier de l’Herne consacré à Michel Houellebecq.
Préside le Festival Ciné-Poème à Bezons du 16 au 18 mars.
Récital, en ouverture d’une exposition Ernest Pignon-Ernest, dans la chapelle du Méjan à Arles, le 7 avril, avec Gaspar Claus.
Récitals Partir à vue, avec Olivier Deck, dans le cadre du Festival Écrivains enchantés (Théâtre du Rempart, Avignon 19 avril ; Théâtre des 2 Mondes, Vaison la Romaine 21 avril ; Théâtre du Sablier, Orange 22 avril).
Participe, à l’invite de Patrick Deville et Philippe Ollé-Laprune, au colloque consacré à Alvaro Mutis dans l’abbaye de Fontevraud les 23 et 24 mai.
Récital à Antraigues-sur-Volane avec Pedro Soler, suivi d’une rencontre dans la Maison Jean Ferrat avec Ernest Pignon-Ernest et Sophie Nauleau (11 et 12 juillet).
Accompagne de ses textes les photos d’Antoine Poupel exposées sur le parvis de la Gare de Lyon à propos de l’aventure Zingaro (du 15 septembre au 30 novembre).
Publie N’importe où au Castor Astral, recueil accompagné d’un CD avec Jean-Luc Debattice et Philippe Leygnac, et Les Solitudes chez Gallimard.
Participe à un hommage à Jean-Christophe Victor, le 27 septembre à la BNF.
La revue NU(e) lui consacre un numéro spécial avec des textes, photos, dessins, calligraphies, de Michel Collot, Marie-José Lamothe, Michael Brophy, Catherine Mayaux, Ji Dahai, Zhang Fan, Marie Étienne, Jacques Darras, Glen Baxter, Adonis, Ernest Pignon-Ernest, Jean-Paul Michel, Sophie Nauleau, Jasques Durand, Matthieu Gosztola, Alice Nez, Philippe et Bernadette Coquelet, Serge Bourjea, Alain Borer, Michael Bishop, Fabio Scotto, Zéno Bianu, François Cheng, Marie Joqueviel-Bourjea , un entretien avec Serge Bourjea, un CD avec Gaspar Claus et des poèmes inédits. Un colloque à L’université de Montpellier suit la parution de ce NU(e)64, du 19 au 21 octobre, avec en clôture le récital Maintenant détendez-vous avec Gaspar Claus au violoncelle.
Court séjour à Madras en décembre pour le festival de musique carnatique.
Quitte la direction de Poésie/Gallimard.

2018 – 2019

Manaslu

Le Manaslu (8163m) depuis Samagaun

Lancement du Printemps de la Poésie en Suisse, à l’université de Lausanne, le 12 mars, avec Antonio Rodriguez.
Récital Écritures des ciels, avec Alain Borer, dans la maison Jean-Jacques Rousseau de Genève, le 13 mars, et présentation d’un leporello réalisé avec Marie-Dominique Kessler : À un miracle près.
Récital Prendre voix – faire écho, avec Lionel Mazari, à l’Isle-sur-Sorgues, Grange Notre Dame, le 14 avril.
Publication de René Char allié substantiel, avec des photographies de Marie-José Lamothe, éditions Le Passeur. À propos de ce livre, rencontre avec Marie-Claude Char à la Bibliothèque Ceccano d’Avignon le 12 mai, suivi d’un récital au Théâtre des Carmes : L’éclair me dure, sur des textes de René Char, avec Gaspar Claus au violoncelle.
Création à Reims, au Théâtre Le Cellier, les 16, 17, 18 et 19 mai, de Or not, musiques originales de Franck Ladouce et David Lacroix, avec Pascal Bolbach (guitare classique et récitant) et Christine Berg (récitante).
Dans le cadre des Langagières, au TNP de Villeurbanne, récital le 29 mai, avec Gaspar Claus au violoncelle : À une immense minorité.
Récital Décale-moi l’horaire, avec Jean Schwarz, le 24 juin au théâtre Montansier de Versailles.
Présence dans les arènes d’Algéciras pour le retour de José Tomás, le 29 juin.

Exposition “Habiter poétiquement le monde“,
par Laure-Élie Rodrigues, Musée Mandet, Riom

Exposition Habiter poétiquement le monde, au musée Mandet de Riom (du 11 juillet au 4 novembre), à partir des livres réalisés en commun avec Ernest Pignon-Ernest ; le jour du vernissage, récital Énergie noire, avec Olivier Deck.
Présence le 11 août au salon du livre de Passy, à l’invitation de Michel Moriceau, pour l’Hommage à Chantal Mauduit.

Le 20 juin, mort de Micheline Phankim, indéfectible et lumineuse amie.
Le 23 août, mort de Franck Venaille, irremplaçable poète et loyal compagnon.
Le 25 septembre, mort de Francis Herth, peintre de la magie simple et calligraphe du bel infini.

Publication de Le babil des dieux, oracles et chamans du Ladakh, éditions Le Passeur.
Le 17 novembre, sur la scène du Belvèdère du rayon vert de Cerbère, participation à l’Hommage à Pedro Soler, avec lecture du Poème du Cante Pedro accompagné par Gaspar Claus au violoncelle.
Le 21 novembre, inauguration dans la médiathèque Voyelles de Charleville de l’exposition André Velter dans la force et la lumière, avec publication d’un catalogue comprenant des textes de Richard Blin et de François Cheng, des photographies de Boris Lejeune, Sophie Nauleau et Serge Lafourcade, des reproductions de tracés sonores de Jean Schwarz et des inédits d’André Velter. Le même jour, deux rencontres-débats avec Alain Borer et Yanny Hureaux, puis le 24 novembre, un récital, Ici et n’importe où, avec Jean-Luc Debattice et Philippe Leygnac.

Le 30 novembre, participation à un Hommage à Francis Herth, à La Ruche à Paris.
Le 13 décembre, lecture des poèmes (Le vin des Immortels) extraits de Les Solitudes, pour une soirée intitulée Vin & Poésie organisée par Sidonia Bauer à Duisburg.

2019, rencontre au New Aqib à Paris, le 9 janvier, autour du Babil des dieux.
Rencontre-débat avec Ernest Pignon-Ernest au musée Le Botanique de Bruxelles, le 11 janvier.
Publication de la revue Phoenix n° 30 présentant un dossier « André Velter » : entretien avec André Ughetto, textes de François Cheng, Richard Blin, Jean-Baptiste Para, Lionel Mazari, Hermine Pélissié du Rausas, Serge Pey, Sophie Nauleau, photos d’Olivier Deck, dessin d’Ernest Pignon-Ernest et des inédits d’André Velter.
Publication de Annoncer la couleur, avec Ernest Pignon-Ernest, chez Actes Sud, et nombreuses rencontres-signatures.
Invité de Presqu’île en Poésie du 14 au 16 mars à Coglès, à Rennes (espace Ouest-France) et à Saint-Jacut de la mer (récital Jusqu’au bout de la route avec Gaspar Claus). Publication de Le vent qui vient nous emporte, avec des peintures de Serge Bouvier (éditions Henry des abbayes).
Participation au colloque Manuscrits de l’extrême organisé par la BNF, le 19 mars, Bibliothèque Richelieu.
Rencontre autour le la revue Phoenix, Librairie Zoème à Marseille, le 27 avril, avec André Ughetto, Lionel Mazari et la violoniste Amélie Barbey.
Lecture dans la galerie Andata Ritorno de Genève, le 10 mai, du Trio Actéon (Bianu . Borer . Velter), et présentation d’un leporello réalisé avec Marie-Dominique Kessler : Improviser avec les Taoïstes.
Participation au festival L’amour en toutes lettres à Braine, le 23 mai, dans l’abbatiale Saint-Yved, avec le quatuor Akilone (Émeline Concé, Élise De-Bendelac, Tess Joly et Lucie Mercat) et le pianiste Vassilis Varvaressos.
Lecture aux côtés d’Adonis, le 25 mai, à la BNF.
Création le 2 juin, au studio 104 de la Maison de la radio, de Symphonies du ciel de Jean Schwarz, avec trois récitatifs écrits et lus par A. V.
Présence le 22 juin dans les arènes de Grenade pour le triomphal « seul contre quatre » de José Tomás.
Préface la brochure qui présente Ecce homo, la grande exposition d’Ernest Pignon-Ernest (du 29 juin 2019 au 29 février 2020) dans le Palais des Papes d’Avignon.
Parraine le premier festival Poésie debout à Bédarieux du 1er au 3 août, et participe à un hommage à Antonio Machado (La boite aux lettres de Machado, avec Gaspar Claus au violoncelle), à un hommage à René Char (L’éclair me dure, avec Gaspar Claus) et à un récital (Énergie noire, avec Olivier Deck au chant et à la guitare).
Rencontres-débats avec Ernest Pignon-Ernest (Avignon, 9 juillet ; Mouans-Sartoux, 5 octobre ; Alençon, 19 octobre).
Rencontre le 8 octobre autour du thème Habiter cavalièrement le monde, au théâtre La Liberté de Toulon, avec Sophie Nauleau.
Participation au colloque Seuil/Exil le 15 octobre à Paris, Maison Heinrich Heine, avec Une vie en battement de porte.

Le réel le plus céleste sur terre

 

Séjour au Népal (région du Manaslu).

Récital-rencontre le 7 décembre à Salon de Provence, présenté par André Ughetto, avec Audrey Gambassi et Véronique Conti (chant), Amélie Barbey (violon), Nicole Moeneclaey (guitare) et Lionel Mazari (récitatif).
Publie L’enfer au présent dans le catalogue de la rétrospective Velickovic, le Grand Style et le Tragique, Fonds Hélène et Édouard Leclerc à Landerneau.

2020 – 2022

Aux Confins

Le pont Julien

2020, publication de La vie en dansant suivi de Au Cabaret de l’éphémère et de Avec un peu plus de ciel, en Poésie/Gallimard, avec une préface de Richard Blin.
Rencontre autour de Loin de nos bases en écho à l’Anabase de Saint-John Perse, le 24 janvier à Aix-en-Provence, Fondation Saint-John Perse, avec Catherine Mayaux.
Récital Commotion Velickovic, avec Gaspar Claus au violoncelle, le 14 février, dans l’exposition Velickovic de Landerneau.
Participation à l’hommage organisé par Hay Festival, à Abu Dhabi les 27 et 28 février, pour les 90 ans d’Adonis.
Le 11 mars, Médiathèque Sagan de Paris, soirée animée par les Filles du Loir autour de La Bibliothèque idéale d’André Velter, les œuvres choisies dans chacune des sections étant : René Daumal, Le Mont Analogue (livre) ; René Char, Feuillets d’Hypnos (poésie) ; John Coltrane, Aisha (disque) ; Satyajit Ray, Le Salon de Musique (film) ; Glen Baxter, Tempête sur le tweed (bande dessinée).
Du 16 mars à fin mai, confinement pandémique en Provence.
Conférence-rencontre avec Ernest Pignon-Ernest, le 21 juillet, devant l’église des Célestins d’Avignon où sont exposées les Extases.
Publication chez Actes Sud du livre qui célèbre la prodigieuse corrida de José Tomás l’an passé à Grenade : Sur un nuage de terre ferme, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest. Pour la sortie de ce livre, récital dédié au Maestro de Galapar le 11 septembre dans la chapelle du Méjean, à Arles : Parce que la vie c’est pas assez, avec l’auteur, François Marthouret, Pedro Soler à la guitare flamenca et Gaspar Claus au violoncelle.
Octobre-décembre : deuxième repli en Provence.
Composition de Ce besoin d’aimer pour aimer, une brève anthologie « des poètes de l’amour » (Lire/Gallimard).
Édition d’un double CD : Symphonies du ciel et Schwarzland, avec Jean Schwarz (Èlios Productions & Celia Records).

2021, publication chez Gallimard de Séduire l’univers, avec sept tracés sonores de Jean Schwarz, précédé de À contre-peur, avec quatre ciels de Marie-Dominique Kessler, prix Apollinaire.

13 avril, mort de Bernard Noël, ami toujours infiniment proche par-delà l’espace et le temps.

Lecture dans la galerie Andata Ritorno de Genève, le 15 octobre, avec Alain Borer et présentation d’un leporello réalisé avec Marie-Dominique Kessler : Le plus haut.
Publication d’Aux confins du monde et de la Cimmérie, avec un dessin d’Ernest Pignon-Ernest (Les Cahiers du Museur).

2022, publication chez Actes Sud d’Au feu du désir même, avec des dessins d’Ernest Pignon-Ernest.
Prend part à l’exposition Un poème pour la vie, avec Zéno Bianu, Éric Cantona, Denise Desautels, Cyril Dion, Michel Houellebecq, Marie Modiano et Laura Vasquez, gare Saint-Charles de Marseille.

Exposition “Un poème pour la vie“, Gare St Charles, Marseille

Le 22 mars au Pavillon Carré de Baudouin, rencontre consacrée aux Littératures afghanes, avec Leili Anvar ; le 10 mai à l’auditorium Dumézil de l’Inalco : Littérature et engagement, rencontre autour de Sayd Bahodine Majrouh, avec Atiq Rahimi; le 23 novembre à la BNF: France-Afghanistan, œuvres littéraires en regard, avec André de Margerie, Jean-Pierre Perrin, Régis Koetschet et Olivier Weber.
5 et 6 avril, rencontre à l’université de Clermont-Ferrand avec Jean-Pierre Siméon, Sidonia Bauer et Céline Torrent.

Participe au recueil On en garde 10, édité par l’Association Verbes et les éditions Gallimard en soutien aux Librairies indépendantes.

Le 6 mai à Brest, en prélude à la Guyader-Bermudes, navigation sur l’Imoca Nexans de Fabrice Amedeo, et diffusion du texte L’âme océane sur le site de la course.

A bord de l’Imoca de Fabrice Amedeo

Un pari sans frein 

Du 13 mai au 3 juin, marche d’altitude au Népal (région du Dolpo).

Monastère et village de Saldang au Dolpo

Pour le retour dans les arènes de José Tomás, présence à Jaen le 12 juin et à Alicante le 7 août.

José Tomás, Alicante 7 août 2022 / Affiche Miquel Barceló

25 juin, au cours des Rencontres de Brangues, invité pas Christian Schiaretti, lecture dans la maison Paul Claudel.
2 juillet, Abbatiale Notre-Dame de Bernay, rencontre-signature avec Ernest Pignon-Ernest dans le cadre de l’exposition Extases.
Du 20 au 31 août, navigation dans les îles grecques de Kos au Mont Athos.
24 septembre, inauguration du collège Michel Tamisier à Cadenet.

Avec Alain Borer & Ernest Pignon-Ernest, Galerie Andata Ritorno, Genève 2022
© Marie-Dominique Kessler

28 octobre, rendez-vous annuel du Trio Actéon, avec le renfort d’Ernest Pignon-Ernest, dans la galerie Andata Ritorno de Genève, et publication de deux leporellos aux éditions CRAC : Sur zone, aquarelle de Marie-Dominique Kessler et Un temps de Grande Muraille, encres d’Ernest Pignon-Ernest.

23 novembre, mort de Christian Bobin, le magicien de l’enchantement simple qui a ouvert tant de portes dans nos cœurs, tant de portes une à une qui par miracle n’ont jamais eu à se refermer.

Publication de Lha Gyalo (« Les dieux sont vainqueurs ») dans les Nouvelles Mythologies Alpines de François Damilano (JMEditions).
14 décembre, Université de Poitiers, soutenance de thèse par Élisabeth Beyrie-Soulassol : Entre tradition et modernité, réécriture du Tombeau poétique dans L’amour extrême et autres poèmes pour Chantal Mauduit d’André Velter.

2023

Du même pas léger

Shiva Nataraja, le danseur des danseurs, qui du même pas léger crée et détruit le monde.

2023, publication de Trafiquer dans l’infini (Gallimard).
14 janvier, rencontre-signature à Landerneau avec Ernest Pignon-Ernest pour le final de son exposition au fonds Leclerc.
20 janvier, participation à l’hommage rendu à Christian Bobin au ministère de la culture, avec une lecture d’un extrait du Huitième jour de la semaine en compagnie du groupe de jazz manouche Engé.
27 janvier, récital Trafiquer dans l’infini, avec Gaspar Claus, Poètes en résonances, Paris.
17 mars, récital Des 2 côtés des la frontière, avec David Aubaile (piano) et Frédéric Deville (violoncelle), Théâtre Traversière, Paris.
24 mars, rencontre-signature avec Ernest Pignon-Ernest, salon du livre de Genève.
5 mai à Brest, avant le départ de la Guyader Bermudes, navigation sur l’Imoca Fives Lantana de Louis Duc et Halvand Mabire, avec Olivier Rolin, et diffusion du texte Vers de plus vastes songes sur le site de la course.

Avec Olivier Rolin et Antoine Gallimard,
avant de monter à bord du remorqueur Le Buffle, Brest le 7 mai 2023
© Bruno Caillet

Bio longue